Situation de l’alphabétisation des adultes
Pour connaître les plus récentes statistiques concernant les niveaux de littératie des Canadiens, consultez :
- Le résumé d’ABC CANADA de l’Enquête sur la littératie et les compétences des adultes (ELCA) (étude publiée en mai 2005); et
- Le résumé d’ABC CANADA de l’Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (EIAA) [PDF, 428 KB] (publiée en novembre 2005)
Un faible niveau de littératie se répercute sur notre société et son économie. Pour obtenir des statistiques sur ces enjeux, consultez :
- À travers la lentille de l’alphabétisation, un dépliant d’ABC CANADA aussi disponible sur papier.
L’alphabétisation des adultes au Canada : un problème insoupçonné
- Quatre Canadiens sur dix âgés entre 16 et 65 ans – soit neuf millions de personnes – sont aux prises avec un faible niveau de littératie (Enquête sur la littératie et les compétences des adultes (ELCA), Statistique Canada et Organisation de coopération et de développement économiques, 2005).
- Parmi ces adultes canadiens possédant un faible niveau de littératie, 15 pour cent ont d’importants problèmes à comprendre tous les documents imprimés; et un autre 27 pour cent peuvent seulement lire des écrits très simples (Enquête sur la littératie et les compétences des adultes, 2005).
- Cinq provinces et territoires – Terre-Neuve et Labrador, Î.-P.-É., Nouveau-Brunswick, Québec et Nunavut – ont des niveaux de littératie inférieurs à la moyenne nationale. Au Yukon, en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan, il y a moins de gens possédant un faible niveau de littératie (Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (EIAA), Statistique Canada, Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Ressources humaines et développement social Canada, et US National Center for Education Statistics, 2005).
- Bien que les trois provinces de l’ouest affichent des résultats relativement supérieurs à ceux des autres régions du pays, quatre personnes sur dix dans ces provinces se classent tout de même dans la catégorie de faible niveau de littératie (Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (EIAA), 2005).
- D’un bout à l’autre du pays, le pourcentage de Canadiens de plus de 16 ans ayant le plus faible niveau de littératie varie de 14 à 24 pour cent et c’est à Terre-Neuve et Labrador, au Nouveau-Brunswick et au Québec qu’on trouve les pourcentages les plus élevés. C’est ce qui ressort des plus récentes statistiques de 2003; une situation qui n’a pas changé depuis 1994 (Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (EIAA), 2005).
- Bien que la majorité des jeunes Canadiens âgés entre 16 et 25 ans atteignent le niveau d’alphabétisation minimum leur permettant de faire face aux exigences de la vie quotidienne et de leur travail, entre 18 et 38 pour cent des jeunes, tout dépendant de la région, n’atteignent pas ce niveau minimum de compétence (Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (EIAA), 2005).
- Soixante pour cent des immigrants ont un faible niveau d’alphabétisation, comparativement à 37 pour cent des Canadiens de naissance (Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (EIAA), 2005).
Les programmes, les politiques et les facteurs socio-économiques constituent des obstacles à l’apprentissage
- Moins de la moitié des personnes qui contactent un organisme d’alphabétisation s’inscrivent dans un programme et parmi ces dernières, 30 pour cent abandonnent en cours de route (Patterns of Participation in Canadian Literacy and Upgrading Programs, ABC CANADA en collaboration avec Literacy BC, 2001).
- Quarante-trois pour cent des personnes qui ne s’inscrivent pas dans un programme mentionnent que des problèmes relativement au programme et à ses politiques ont constitué des obstacles, comme la personne-ressource qui ne rappelle pas, une longue liste d’attente et des horaires qui ne conviennent pas (Patterns of Participation, 2001).
- En ce qui concerne la prestation des programmes, il y a de grandes disparités entre les régions. Par exemple, plus du tiers des programmes n’ont pas de personnel à temps plein; plus des deux tiers ont une personne ou moins à temps plein; et près de 40 pour cent sont ouverts moins de 35 heures par semaine. Cette situation fait ressortir le besoin de bonifier le financement et d’apporter d’importants changements sur le plan de l’infrastructure (Patterns of Participation, 2001).
- Lorsque vient le temps de prendre un cours, les préoccupations en tête de liste ont trait à l’argent, au conflit avec un emploi rémunéré et à l’éloignement du programme offert, suivent ensuite des préoccupations liées au programme lui-même, comme la durée, le niveau de difficulté, des inquiétudes sur la capacité de travailler à son propre rythme et la pertinence du contenu (Non-Participation in Literacy and Upgrading Programs, ABC CANADA, 2002).
- Moins de 10 pour cent des Canadiens qui pourraient bénéficier de programmes leur permettant de hausser leur niveau d’alphabétisation s’inscrivent véritablement. Selon les recherches, les obstacles comme des problèmes liés à l’emploi ou à l’argent, les lacunes sur le plan de la garde d’enfants ou du transport constituent quelques-unes de raisons empêchant les gens de s’inscrire (Qui veut apprendre? La Fondation pour l’alphabétisation ABC CANADA, 2001).
- Les obstacles à la participation représentent des défis à relever pour les décideurs (alléger les problèmes financiers et mieux soutenir les familles en offrant, par exemple, des services de garde pour enfants et des services aux aînés); les employeurs et les syndicats (offrir des programmes de recyclage); et le milieu de l’alphabétisation (restructurer le cas échéant, régler les malentendus et calmer les inquiétudes que les participants éventuels peuvent nourrir) (Non-Participation in Literacy and Upgrading Programs, 2002).
- Parmi les répondants qui n’avaient pas terminé leurs études secondaires, près de 60 pour cent ont indiqué avoir pensé à se recycler ou à obtenir leur diplôme d’études secondaires, alors que seulement 20 pour cent envisageaient de s’inscrire véritablement à un programme au cours des cinq prochaines années (Non-Participation in Literacy and Upgrading Programs, 2002).

