Réalités de l’alphabétisation en milieu de travail

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Un faible niveau d’alphabétisation se répercute sur le développement de la personne et son bien-être économique

  • Il y a corrélation, au Canada, entre les niveaux d’alphabétisation et de revenu. Selon une étude de Statistique Canada, chaque année de formation additionnelle équivaut à 8,3 pour cent de plus sur le chèque de paie d’une personne. Pour un salaire annuel de base de 30 000 $, cela équivaut à 2 490 $ de plus par année (Les capacités de lecture et de calcul et la situation sur le marché du travail au Canada, Statistique Canada, 2001).
  • Les neuf millions de Canadiens d’âge adulte qui ont un faible niveau d’alphabétisation sont deux fois plus susceptibles d’être sans emploi (Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (EIAA), 2005).
  • Une augmentation de un pour cent dans les notes en littératie par rapport à la moyenne internationale est associée à une hausse éventuelle de 2,5 pour cent dans la productivité du travail et à une hausse de 1,5 pour cent du produit intérieur brut (PIB) par habitant (Les notes en littératie, le capital humain et la croissance dans quatorze pays de l’OCDE, Serge Coulombe, Jean-François Tremblay et Sylvie Marchand, Statistique Canada, 2004).

Pour ABC CANADA, il faut s’assurer que les Canadiens continuent d’apprendre; c’est là une des clés d’une économie concurrentielle et stable. Un de nos objectifs est de sensibiliser les Canadiens aux possibilités qui s’offrent à eux lorsqu’ils optent pour l’éducation continue. Nous nous engageons aussi à mettre les Canadiens en lien avec l’aide offerte dans leur collectivité en matière d’alphabétisation. Par le biais du programme APPRENDRE d’ABC, nous offrons les coordonnées des organismes d’alphabétisation dans tous les annuaires Pages jaunesMC du Canada.

Pourquoi investir dans l’alphabétisation en milieu de travail

Lorsque les employés améliorent leurs capacités de lecture et d’écriture, de nombreux avantages en découlent, tant pour le travailleur que pour l’organisme. Avec une main-d’œuvre en décroissance, des demandes toujours à la hausse en matière de technologie, une concurrence sans précédent à l’échelle nationale et internationale ainsi que des changements dans la composition de la main-d’œuvre – incluant une immigration accrue – le besoin d’investir dans l’alphabétisation et les compétences essentielles ne s’est jamais fait aussi pressant.

Principaux avantages liés à l’investissement dans l’alphabétisation au travail

Meilleures possibilités d’emploi

  • En améliorant ses capacités de lecture, d’écriture et de calcul, un individu accroît ses chances de trouver du travail et d’obtenir de l’avancement.
  • Les employés possédant des capacités de lecture et d’écriture supérieures ont un meilleur revenu, sont moins susceptibles d’être sans emploi, sont moins longtemps au chômage et sont davantage susceptibles de trouver du travail à temps plein plutôt qu’à temps partiel (Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes, Statistique Canada, OCDE, 2005).

Meilleure sécurité au travail

  • Le fait de comprendre les règles et les consignes de sécurité entraîne moins de blessure, ce qui en retour réduit les frais d’assurance et le temps d’arrêt des employés.
  • Selon une étude du Conference Board of Canada, 82 % des répondants établissaient un lien entre l’amélioration de la santé et de la sécurité et leur programme d’acquisition des compétences de base en milieu de travail (Avantages économiques du renforcement de l’alphabétisme en milieu de travail, Conference Board of Canada, 2007).

Efficacité accrue au travail

  • Une meilleure compréhension des demandes et consignes relatives au travail facilite la communication et améliore l’efficacité au travail.

Compétitivité rehaussée

  • Un niveau d’alphabétisation accru prépare les employés à faire face à des changements en matière de gestion et de technologie dans le milieu de travail et permet à l’entreprise d’être plus concurrentielle.

Une main-d’œuvre plus entrain et dévouée

  • Lorsqu’ils améliorent leur niveau d’alphabétisation, les employés sont davantage en mesure de satisfaire aux exigences de leur travail et mieux préparés à endosser de plus lourdes responsabilités et à chercher de l’avancement.
  • Une organisation qui investit des efforts pour offrir des possibilités de formation et d’emploi est plus susceptible de fidéliser ses employés.
  • Les employés qui participent à des programmes d’alphabétisation et d’acquisition des compétences essentielles augmentent leur confiance en soi, acquièrent de nouvelles compétences, sont mieux préparés pour demander un avancement et se sentent valorisés dans leur milieu de travail.
  • Selon un rapport du Conference Board of Canada, ces employés ont davantage tendance à être autonomes dans leur travail, deviennent des décideurs plus efficaces et assument un rôle plus actif et engagé dans l’organisation. Parmi les autres avantages, mentionnons l’amélioration du travail d’équipe ainsi que des relations employeur-employé (Avantages économiques du renforcement de l’alphabétisme en milieu de travail, Conference Board of Canada, 2007).

Utilisation plus efficace de la technologie

  • Dans une étude du Conference Board of Canada, 87 % des répondants ont indiqué que les programmes avaient eu une influence positive sur l’habileté des participants à utiliser la technologie en place dans leur milieu de travail (Avantages économiques du renforcement de l’alphabétisme en milieu de travail, Conference Board of Canada, 2007).

Productivité à la hausse

  • 79% des répondants de l’étude du Conference Board of Canada indiquent avoir observé une hausse de la productivité au travail attribuable aux programmes d’acquisition des compétences de base (Avantages économiques du renforcement de l’alphabétisme en milieu de travail, Conference Board of Canada, 2007).

Économie canadienne renforcée

  • Une main-d’œuvre avec un niveau d’alphabétisation plus élevé augmente la productivité : selon le C. D. Howe Institute, une hausse de 1 % du niveau d’alphabétisation d’un pays, par rapport à la moyenne internationale, est associée à une hausse éventuelle de 2,5 % dans la productivité au travail et de 1,5 % dans le produit intérieur brut (PIB) par habitant [Public Investment in Skills: Are Canadian Governments Doing Enough?, Serge Coulombe et Jean-François Tremblay, C.D. Howe Institute, 2005].